Tout d'abord, il faut que je vous raconte un bout des jours précédents. Jeudi dernier, la personne de l'état civil de l'hôpital passe dans ma chambre pour faire la déclaration.

On avait réfléchi longuement pour trouver des prénoms fille / garçon mais je ne me souvenais pas si nos discussions avaient été portées sur les autres prénoms ni ce qui avait été décidé (ça fait 2 jours que je n'avais quasiment pas dormi et entre temps j'avais eu pas mal d'émotions, donc la mémoire... pas au rendez-vous !) Impossible de joindre Chéri, il ne répondait pas.

La dame me dit donc très aimablement "faudra venir au bureau, je ne repasse pas dans la chambre". Ok, pas de problèmes. Ce que je ne savais pas à ce moment là c'est que le bureau est ouvert uniquement de 14h à 16h30 du lundi au vendredi.

Avec son boulot, Chéri n'est jamais venu me voir avant 16h30, ma mère n'est pas venue si tôt non plus. Je suis donc allée moi-même à l'état civil lundi en sortant de la maternité. Et là, j'ai attendu en compagnie de personnes avec lesquelles elle avait été encore plus désagréable qu'avec moi.

En rentrant dans le bureau, elle me dit alors qu'il fallait venir avant, que 5 jours après c'est trop tard. Je me demande comment font les femmes seules qui ne peuvent pas se déplacer à son bureau avant les 3 jours fatidiques. J'étais perfusée donc pas possibilité d'y aller moi-même non plus avant. Elle me demande donc d'aller à la mairie de Créteil en espérant que les actes ne soient pas déjà édités.

Avec mon frère et mes 2 puces nous sommes donc allés à l'hôtel de ville de Créteil. Je tombe sur une dame, lui explique ma situation, je lui tends le papier que m'a remis la dame de l'hôpital, elle le regarde et dit "ah, Cerise" avec un dédain à peine masqué. Sa fiche était la prochaine à être saisie, on peut dire qu'on a eu de la chance. Là, plus un mot, elle remplit des papiers puis part sur son ordinateur. Que dois-je faire ? est-ce que je dois partir ? rester ? attendre ici ? retourner dans le hall ? je décide donc de rester là, assise sur ma chaise, à attendre. Je la vois partir, revenir, repartir, revenir... toujours sans un mot. Puis elle revient à son bureau avec le livret de famille, qu'elle remplit (toujours en silence) et me tend. Au revoir et merci...

Je n'ai pas pour habitude de cracher sur les fonctionnaires, j'ai même plutôt tendance à les défendre quand d'autres les enfoncent mais il faut avouer que parfois, on tombe sur les caricatures des fonctionnaires et que ça ne donne pas envie de retourner les voir.


Quand on a une puce de 5 jours qui a chaud et donc réclame le sein, qu'on a une tension à peu près stable mais parce que bourrée de médicaments, qu'on a qu'une envie, se reposer, et qu'on nous fait courir partout pour un simple morceau de papier qui n'a pas pu être rempli à la seconde près, ça n'aide pas à se reposer.